03 juin 2025
La sécurité des travailleurs est un enjeu majeur en France, où chaque jour, plus de 100 salariés sont gravement blessés et deux perdent la vie à cause de leur activité professionnelle, selon le ministère du Travail et de l'Emploi. Ces chiffres soulignent l’importance d’une transformation des pratiques de prévention et de gestion des risques. Si les défis sont nombreux, les technologies émergentes, offrent une approche novatrice pour répondre à ces problématiques.
Il est indéniable que l’intelligence artificielle (IA) a profondément transformé notre société ces dernières années, apportant des avancées majeures dans de nombreux secteurs grâce à l’analyse rapide des mégadonnées.
L’IA fascine autant qu’elle inquiète. Nombreux sont ceux qui tirent la sonnette d’alarme, soulignant les risques et dangers qu’elle représente, notamment pour le marché de l’emploi, la sécurité informatique, le respect de la vie privée et bien d’autres domaines. Au-delà des débats passionnés entre technophiles et technophobes, il est essentiel de mettre en place des régulations efficaces et adaptées pour permettre aux entreprises de tirer pleinement parti des promesses de ces nouvelles technologies, tout en évitant les dérives.
Dans cet article qui s’appuie notamment sur le rapport 2025 de l’OIT « Révolutionner la santé et la sécurité : le rôle de l'IA et de la numérisation au travail », nous abordons comment des solutions connectées et l’intelligence artificielle (IA) contribuent à améliorer la gestion des risques en matière de sécurité au travail.
En 2023, la France a enregistré 1’287 décès liés aux accidents du travail, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente. Ces statistiques incluent les accidents sur site, les trajets professionnels et les maladies professionnelles. Parmi les secteurs les plus touchés figurent le BTP, où les chutes de hauteur restent la principale cause d’accidents mortels, ainsi que l’industrie chimique et le transport ferroviaire, où l’exposition à des substances toxiques ou des environnements hostiles représente un risque majeur.
L’article L4121-1 du Code du travail impose aux employeurs de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cependant, malgré ce cadre juridique clair, la mise en œuvre reste inégale. Les inspecteurs du travail peinent à effectuer des contrôles réguliers, notamment dans les secteurs à haut risque comme le BTP.
Le rapport 2025 de l’OIT met en avant comment l’IA et la numérisation transforment la santé et la sécurité au travail à l’échelle mondiale. L’automatisation, les systèmes de surveillance intelligents et les outils connectés permettent par exemple de réduire les expositions dangereuses, de prévenir les blessures et d’améliorer les conditions de travail en général. Par ailleurs, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) souligne que l’IA peut jouer un rôle clé dans l’identification précoce des dangers et l’amélioration des diagnostics préventifs.
Grâce à l’analyse en temps réel des données collectées par des capteurs connectés, l’IA permet d’identifier les dangers imminents avant qu’ils ne surviennent. Par exemple, elle peut détecter une baisse anormale de la fréquence cardiaque d’un travailleur ou une exposition excessive à des températures extrêmes. Ces capacités permettent aux responsables QHSE d’intervenir rapidement pour éviter un accident. Les systèmes automatisés et les capteurs intelligents détectent désormais des dangers tels que les fuites de gaz, la fatigue des travailleurs ou l’utilisation non sécurisée d’équipements, beaucoup plus rapidement que les inspections traditionnelles. Cela permet une intervention rapide et peut sauver des vies.
Les systèmes automatisés et les capteurs intelligents détectent désormais les risques tels que les fuites de gaz, la fatigue des travailleurs ou l'utilisation dangereuse des équipements beaucoup plus rapidement que les inspections traditionnelles. Cela permet une intervention rapide et peut sauver des vies.
La réalité virtuelle (VR) et étendue (XR) permettent d’organiser des exercices de sécurité immersifs, en particulier dans les secteurs à haut risque comme la construction ou l’industrie lourde, sans exposer les travailleurs à des dangers réels.
Les algorithmes d’apprentissage automatique permettent aux entreprises d’intégrer les leçons tirées des incidents passés pour perfectionner leurs protocoles de sécurité. Cette approche favorise une culture proactive où la prévention devient centrale.
L’IA permet aussi de personnaliser les horaires, d’assurer une répartition équitable des tâches et de détecter précocement les risques de surcharge de travail, contribuant ainsi à la prévention des troubles psychosociaux.
Le rapport de l’OIT souligne toutefois que ces avancées apportent aussi leur lot de défis:
L’OIT insiste donc sur la nécessité de politiques proactives, d’une régulation adaptée et d’une participation active des travailleurs pour garantir une transition numérique centrée sur l’humain.
Si ces technologies connectées et l’IA offrent des avantages indéniables, leur adoption nécessite une approche réfléchie :
Le rapport de l’OIT recommande également de renforcer les cadres réglementaires existants (conventions 155 et 187), d’adapter la législation pour mieux encadrer l’IA, la gestion algorithmique, l’interaction homme-robot, et de garantir le droit à la déconnexion.
Chez Wearin’, nous développons une plateforme IoT intelligente qui répond aux principaux défis en matière de protection des travailleurs rencontrés par les entreprises françaises. Conçue pour s’intégrer dans divers secteurs industriels, notre solution repose sur une combinaison de capteurs portables, d’algorithmes avancés et d’une interface intuitive pour offrir une visibilité complète en temps réel.